Dimanche 11 Décembre Couvent des Jacobins

Le Palais des Dégustateurs et la Maison Jadot vous présentent à l’occasion de leur enregistrement, Robert LEVIN au piano, Noah BENDIX-BALGLEY au violon  et Peter WILEY au violoncelle, dans les deux Trios de Franz SCHUBERT, au Couvent des Jacobins,  le dimanche 11 décembre 2016 (concert à 19h, cocktail à 21h).Pour les réservations, contacter Eric Rouyer par mail : ericlepalais@aol.com

Tout sera exceptionnel : les artistes, le programme, le cadre, l’après-concert…
Robert LEVIN n’est plus à présenter à ceux qui suivent les activités du Palais des Dégustateurs. Éminent musicologue mondialement réputé, il est « le » spécialiste de Mozart, dont il connaît la musique de façon intime et quasi exhaustive. Ses compétences de compositeur lui ont permis de finir de composer des œuvres inachevées de ce compositeur, qui pour plusieurs ont été enregistrées en première mondiale pour le Palais des Dégustateurs. Pianiste au jeu particulièrement jubilatoire, tout en finesse et extrêmement libre, il nous a déjà enchantés de plusieurs concerts, toujours en lien avec des enregistrements déjà réalisés ou à venir : les fragments achevés pour piano et violon de Mozart (avec Gérard Poulet, « Choc » de la revue spécialisée Classica), deux trios (dont l’un était inachevé) pour piano, violon et violoncelle de Mozart (avec Hilary Hahn et Alain Meunier, à sortir) et les six partitas pour clavier de Bach (qui seront enregistrées prochainement).

Lauréat de nombreux prix internationaux, Noah BENDIX-BALGLEY est actuellement un jeune trentenaire détenteur du poste qui marquerait l’apothéose de la carrière de tout violoniste confirmé : Premier violon solo de l’Orchestre Philharmonique de Berlin, peut-être le meilleur orchestre du monde, et en tout cas celui qui est le plus chargé d’histoire. Cela ne l’empêche pas d’être un musicien de chambre très recherché ; il a été membre de plusieurs quatuors à cordes (Athlos, Miro), et participe aux côtés de très grands musiciens (Emanuel Ax, Colin Currie, Youri Bashmet, Gary Hoffman, Gidon Kremer, Lars Vogt…) aux Festivals de musique de chambre les plus prestigieux. Il a joué en soliste avec de nombreux orchestres à travers le monde. Son jeu, d’une sûreté technique absolue, d’une grande pureté stylistique et d’une sensibilité à la fois sobre et communicative, est étoffé de sa grande connaissance, à la fois comme interprète, comme compositeur et comme pédagogue, de la musique Klezmer.

Quant à Peter WILEY, son nom est à jamais associé à cette formation « piano, violon, violoncelle », puisque pendant dix ans il a été membre du Beaux-Arts Trio, avec lequel il a donné plus de mille concerts partout dans le monde. Après que ce trio légendaire, pour ne pas dire mythique, a cessé ses activités, il a rejoint un autre ensemble de chambre prestigieux : le Quatuor à cordes Guarneri. Avec ces deux formations, il a gagné le fameux Prix Grammy. Puis il a fondé un groupe « piano, violon, alto, violoncelle », l’Opus One Piano Quartet. Si son jeu, d’une extrême sensibilité, d’une attention permanente à ses partenaires et d’une solidité rassurante, en font un musicien de chambre idéal, qui par exemple participe au célèbre Festival de Marlboro depuis 1971, il a aussi une autorité naturelle qui lui a permis, dès l’âge de vingt ans, d’être violoncelle solo de l’Orchestre Symphonique de Cincinnati, et des moyens techniques qui en font un soliste auquel plusieurs orchestres ont fait appel. Il est également un pédagogue très recherché ; il a enseigné à l’University of Maryland, au Bard College Conservatory of Music, et depuis 1996 au Curtis Institute of Music.

Réunis pour la première fois à l’occasion de cet événement, ces trois artistes exceptionnels joueront ces deux chefs-d’œuvre absolus, ces deux ouvrages gigantesques par la portée et par l’envergure, mais d’une accessibilité et d’une intimité bouleversantes, que sont les deux Trios pour piano, violon et violoncelle de Franz SCHUBERT. Voici comment Robert Schumann a parlé du Premier : « Un seul regard sur le trio de Schubert – et toute la misère de la condition humaine disparaît, le monde est comme neuf. » Quant au Second, il tourne autour du thème de son mouvement lent, que le film Barry Lyndon a rendu tellement célèbre, mais qui prend tout son sens au sein de l’œuvre en entier.